Marché immobilier à Paris en 2017 : les prix repartent à la hausse !

2 octobre 2017

Après une période d’accalmie, la capitale est officiellement repartie en surchauffe. Les prix s’envolent et Paris redevient plus que jamais une ville exclusive, réservée à une tranche de la population plus aisée. Chasseur and Co vous dresse l’éventail des prix et des hausses selon les arrondissements !

Les prix au m2 dans Paris sont repartis en flèche. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette flambée, parmi lesquels le retour d’investisseurs étrangers dans la capitale – principalement des Italiens et des Britanniques – ainsi que des expatriés revenus de Londres et de Bruxelles. L’organisation des Jeux Olympiques de 2024 à Paris est aussi un facteur à déjà prendre en compte pour expliquer l’augmentation des prix.

Chiffres à l’appui, selon les notaires d’Île de France, cette surchauffe aurait provoqué une hausse de 7.5% en un an, soit une moyenne au m2 qui avoisine les 8900 euros.

La demande dans le nord-est s’intensifie

Les quartiers populaires du 18ème, 19ème et 20ème sont devenus de véritables repères pour la jeunesse parisienne. La demande est forte puisque nombreux sont ceux qui délaissent le centre de Paris, devenu hors de prix. On compte une fourchette de 6500 à 9000 euros le m2. Certains micro-marchés bien connus comme le coin huppé de Montmartre et la station de métro Lamarck-Caulaincourt, contrastent et peuvent afficher des prix qui atteignent 10 000 euros du m2. On note une embellie globale dans le secteur du 18ème, excepté pour le quartier de la Chapelle et les rues qui alimentent la Goutte d’or.

Idem pour le 19ème arrondissement, qui reste tout de même le quartier le moins cher de la capitale. Une bulle s’est formée autour des Buttes-Chaumont avec des prix qui avoisinent ceux de la butte Montmartre.

Le 20ème – dernier des vingt arrondissements – reste le petit bout de paradis des bobos parisiens qui souhaitent avoir un bout de campagne à la ville. Le Père-Lachaise, le jardin naturel de la rue de la Réunion, la petite ceinture accessible par le square de Charonne ou encore le Parc de Belleville, imprègnent de verdure ce microcosme de l’est de Paris.  Avec des prix stables qui varient entre 6500 et 8000 euros, le quartier du Père-Lachaise, de Gambetta ou encore de nilmontant restent les zones les plus prisées.

L’est connaît une véritable effervescence

Les désormais très branchés 11ème et 12ème ont presque exclu les plus modestes. Bastille, la rue Oberkampf, le quartier de la République, ces quartiers proches du centre de Paris et du Marais ont littéralement flambé et continuent d’atteindre des sommets. Jusqu’à 11000 euros du m2 pour la fourchette la plus haute.

Exemple avec cet appartement de 80 m² dont 30 m² de terrasse situé Rue Amelot, côté limitrophe du 3ème et 11ème, qui s’est vendu 1 million d’euros rapidement. Soit un prix de 12 500 euros du m2.

Dans le 12ème, côté Bel air et Dugommier, les prix sont passés de 8000 à 9000 euros. Les acheteurs se jettent sur les appartements avec travaux et ne rechignent même plus sur les prix !

Cap au sud pour les jeunes familles

Suite à cet exode vers les 13ème, 14ème et 15ème, les prix ont eux aussi augmenté avec une hausse de 5 à 10% en un an. Les petites surfaces partent même en moins de 24 heures. Le très populaire quartier du 13ème s’est embourgeoisé et la ruée des acheteurs vers ces prix encore abordables, les a fait grimper. Les prix bas sont aux alentours de 7500 euros du m2 (6500 à 7000€ pour les tours des Olympiades) et atteignent dans certains cas les 10 000 euros. Les micro-marchés restent le périmètre de la Butte-aux-cailles, la rue de Tolbiac ou encore du quartier des Gobelins. Les primo-accédants y sont pourtant nombreux.

Du côté du 14ème et de la Gare Montparnasse, les biens partent autour des 9000 euros et 10 000 euros du m2. Le parc Montsouris attire toujours autant les familles et Denfert se maintient. Récemment un 45m² y a été vendu à 380000 euros. Les travaux d’embellissement de la porte d’Orléans et de la porte de Vanves ont eux aussi dopé le marché du 14ème.

Le 16ème – généralement stable – a vu ses prix s’affoler. À Grenelle, le prix se négocie entre 9 000 et 12 000 euros du m2, la rue Félix-Faure ne décote pas et Balard profite de l’arrivée de l’Hexagone – le « Pentagone » français – pour s’élever désormais à 9 000 euros du m2.

Les quartiers huppés de Paris toujours aussi cotés

Situé au centre-ouest et à l’ouest de la capitale, les 7ème, 8ème, 9ème et 16ème sont toujours aussi luxueux. Les prix ont évidemment eux aussi augmenté, avec un échelonnage qui débute désormais à 10 000 euros du m2 et qui monte jusqu’à 15 000 euros. Les étrangers sont revenus y vivre et n’hésitent pas à surenchérir pour acquérir des biens dans ces quartiers bourgeois. Le 16e qui était un peu à la traîne ces derniers temps revient dans ce peloton.

Le 7ème arrondissement reste encore et toujours en hausse avec des transactions autour du Champs de Mars qui n’ont de cesse d’augmenter. Un couple d’expatriés s’est offert pour 2.5 millions d’euros un 195 m² rue Saint-Dominique. Même combat dans le 8ème, avec une vente estimée à 2.5 millions d’euros pour un 170 m² avec 70 m² de terrasse.

Du côté du 16ème, le dynamisme est revenu. Ce cadre très familial a été repris d’assaut et les prix sont de nouveaux ceux qu’ils étaient d’antan. Même le sud, d’ordinaire moins cher, bénéficie de ce nouvel engouement. Les prix sont passés à 10000 euros du m2. Avenue de Versailles, un 28m² a été cédé à 28 0000 euros.

Enfin, le 17ème ne désemplit pas et les demandes pleuvent. Les quartiers des Ternes et de la Plaine-Monceau dépassent les 10000 euros. Le quartier des Batignolles quant à lui, n’arrête pas sa folle ascension. La cité judiciaire y est pour beaucoup et les 9000 euros au m2 sont désormais communs. Le coin des Epinettes reste accessible. Un acquéreur peut s’y offrir un 50m² à rénover pour 385000 euros. Les portes de Saint-Ouen et de Clichy seraient d’après les experts, le Marais d’il y a quarante ans.

Les 9ème et 10ème arrondissements : The place to be

La cote pour ces deux arrondissements du centre-nord de Paris ne se dément pas ! Dans ces quartiers animés et ultra tendances, les prix ne descendent plus en dessous des 10 000 euros, voire 11 000 du m2 pour le 9ème arrondissement. Même le quartier de Rochechouart a pris de la valeur.

Le 10ème, anciennement très populaire, fait un carton plein et accueille de plus en plus de nouveaux acheteurs.  Les prix sont situés entre 7500 et 10 000 euros du m2. Rue du Faubourg-Saint-Denis, un 63m² à refaire est parti à 83 0000 euros. Le Quartier de la Gare, habituellement déserté est aussi désormais assailli. Une famille y a acheté un 136 m² pour 930000 euros.

Le cœur de Paris bat toujours la chamade

Les vieilles pierres de la capitale séduisent plus que jamais les parisiens fortunés ou encore les étrangers. Le prix plancher débute à 10 000 euros et frôle les 15 000 euros du m2.

Le 1er arrondissement, bastion des étrangers et des boutiques de luxe à la Française, a vu ses prix s’envoler de plus belle cette année. Un pied-à-terre de 24 m² situé non loin du jardin du Palais-Royal a été vendu 32 7000 euros. La rue Saint-Honoré et les Tuileries restent des rues ultra convoitées. Les prix les plus abordables sont situés autour des Halles avec un chiffre qui stagne autour des 10 000 euros du prix du m2. Dans le 2ème, Montorgueil reste une valeur sûre, tout comme la parenthèse du quartier Sentier. Environ 11500 euros du m2.

Le 3ème arrondissement connaît toujours un succès furieux, surtout autour du square du Temple, de l’arrêt de métro Artet-métiers et de la zone proche de Beaubourg.

Autrefois mis de côté, le 1er arrondissement est redevenu l’un des plus chers de la capitale. Les prix ont considérablement flambé et ont atteint les 13000 euros du m2, soit une hausse de plus de 10% en un an. Le Marais « chic » plaît toujours autant et les acquéreurs surenchérissent encore pour habiter dans cet écrin parisien.

L’esprit rive gauche reste bankable

C’est l’autre valeur sûre que les étrangers continuent à s’arracher. Les biens immobiliers s’y négocient entre 11 000 et 15 000 euros du m2. Le Ve reste aussi très demandé, du fait de sa situation, son charme intemporel ainsi que ses prestigieuses écoles. Pour certains appartements de grandes surfaces la négociation tourne autour des 12 000 et 13 000 euros. Récemment un appartement d’une surface de 75 m² situé rue Tournefort s’est vendu 1 million d’euros.

Le VIe arrondissement reste indétrônable et connaît même une hausse de 10% cette année. Les biens d’exceptions à la vente peuvent atteindre les 15 000 euros du m2. L’un des records de la capitale.

Faire appel à un chasseur immobilier pour mieux décrypter le marché parisien

Plus que jamais, il est d’actualité de recourir à l’expertise aguerrie d’un chasseur d’appartement, véritable professionnel du secteur de l’immobilier.

Le marché s’emballe, il est impératif d’être réactif pour trouver les biens convoités, l’appartement idéal à Paris. Chasseur And Co opte pour une veille active du marché de manière quotidienne et s’appuie sur son réseau personnel pour rester informé et obtenir l’accès à certains bien en  avant-première.

Nous sélectionnons, visitons, négocions et vous conseillons, pour que vous réussissiez votre projet de location ou d’acquisition. Pour optimiser vos chances, nous faisons aussi appel à des courtiers, des artisans ou encore des notaires. Même si le marché pousse dans ce sens, et impose un tempo « allegretto prestissimo » la présence d’un pro de votre côté est un gage pour éviter les désagréments d’un achat vite vu ou d’une décision prise sans réflexion idoine.