Les biens atypiques ? Oui mais …

Les biens atypiques

5 février 2018

Loft, espace sous les combles, souplex, l’atypique peut être utilisé pour définir de nombreux biens immobiliers ! Chasseur and Co fait le point avec vous sur cette caractéristique très en vue actuellement !

Qu’est-ce qu’un bien atypique ?

D’après la définition du Larousse, un bien atypique est un bien qui diffère du type normal. Il présentera une originalité par le bâtiment en lui-même, sa conception ou son usage précédent. C’est par exemple le cas, d’une péniche, d’un bunker, d’un bâtiment industriel, d’une église désacralisée, d’une gare désaffectée, ou encore d’un manoir déhanté. Bien entendu, dans les grandes villes, la star du genre, c’est le loft. Et après tout, un studio finalement, c’est un tout petit loft….

Le loft  est très souvent une surface en rez-de-chaussée. Les ouvertures sur l’extérieur peuvent se limiter à des fenêtres ou des baies vitrées opaques, parce que donnants sur la rue, sur des verrières ou des puits de lumière. Dans le loft idéal, il y a un patio ou jardin intérieur sur lequel donnent des ouvertures. Il faut donc être capable de se projeter, car même si la surface et l’aménagement spatial peuvent être séduisants, il n’en demeure pas moins qu’on peut avoir le sentiment de vivre en vase clos. Cette surface atypique ne convient pas forcément à tout le monde à long terme.

Si les journaux ont titré ces derniers mois « Biens atypiques : Un concept qui plaît » pour l’Obs de juillet ou « Qui achète les biens atypiques ? » pour les Echos en juin, il s’agit surtout de biens de surface généralement importante et pour des budgets conséquents. L’atypique en petite surface à moins de 400 000€ à Paris, ça existe, mais attention ce n’est pas sans risques !

La pénurie de logements a fait fleurir les biens atypiques

La difficulté à se loger à Paris a permis l’expansion de  l’habitation dans des surfaces telles que les boutiques, et souplex (duplex inversé), souvent un rez-de-chaussée et une cave qui ont été reliés par escalier et aménagés en espace habitable.

La première vigilance à avoir est de vérifier sur l’acte de propriété  la destination du bien. De s’assurer qu’il s’agit effectivement d’une habitation. Si le bien a été un local commercial, il faut vérifier que le changement de destination a bien été réalisé dans les formes. Si l’agent immobilier ou le vendeur ne l’ont pas fait, le notaire est normalement celui qui vous met en garde à la signature du compromis en attirant votre attention sur la destination du bien que vous êtes sur le point d’acquérir. Mais ce n’est pas toujours le cas. Heureusement votre chasseur de Chasseur And Co, lui, s’en assure pour vous avant même de vous emmener faire la visite.

Bien atypique : l’importance de la localisation

À Paris, certains quartiers bénéficient de protections pour le commerce et l’artisanat de proximité et vous pouvez vous retrouver avec un bien dont la destination n’est pas conforme. Vous ne pourrez pas le louer en habitation ni le revendre comme tel.

Si votre bien est dans un secteur qui permet le changement de destination, cela vous demandera des démarches auprès des services de l’urbanisme : une déclaration préalable. Puis après autorisation dans un délai d’un mois, un affichage de 2 mois pour recours au tiers.

Là, vous devrez faire appel aux services d’un géomètre, d’un notaire pour rédiger un modificatif du règlement de copropriété et faire valider tout cela en assemblée générale ordinaire ou extraordinaire si le temps vous presse. Pour finir, suite à la parution du procès, verbal de cette assemblée – un délai de 2 mois supplémentaire vous sera imposé pour purger le dernier recours d’un copropriétaire contestataire. Vous l’aurez compris, tout cela engendre des complications, des démarches, du temps et de l’argent sans compter un vrai talent d’obstination ! Mais vous vous éviterez bien des ennuis en faisant appel à des professionnels de l’immobilier comme des chasseurs d’appartements !

Autre piège, une surface sans aucune ouverture autre qu’un puits de lumière de tailles diverses ! Les loges de gardienne continuent à très bien se vendre. S’il faut le regretter pour la tenue, la sécurité de la copropriété et les multiples services rendus par les gardiens et gardiennes, la tendance est à l’économie et l’on supprime ces postes. Résultat ce type de bien a la cote.  La copropriété se fait un peu d’argent en vendant ces logements à un prix accessible. mais il y a des travaux à prévoir et surtout, quid de la lumière ?

Un logement doit disposer d’un éclairage et d’une aération naturelle  suffisants. Si vous craquez pour un bien atypique de ce genre, en raison de son prix et de son aménagement, posez-vous bien la question de la lumière, de la ventilation et des variations de température hiver comme été. C’est-à-dire, bien souvent, un four l’été et un frigo l’hiver ! Ce n’est peut-être pas ce que vous envisagiez.

Amateurs de surfaces atypiques, pensez à vous faire seconder par votre chasseur immobilier ! Il saura vous mettre en alerte et vous prodiguer ses conseils éclairés.