Achat immobilier : L’offre au prix

14 juin 2019

C’est une question récurrente que celle de « l’offre au prix ». Pourquoi ? Tout simplement parce que beaucoup de gens ignorent ce que cela implique, les particuliers tout comme un certain nombre de professionnels croisés sur la route de Chasseur And CO.

Cas d’école

S’il est à déplorer que les professionnels ne soient pas toujours au courant ou rigoureux en la matière, on peut le comprendre de la part de particuliers, qui ne sont pas toutefois sans savoir que nul n’est censé ignorer la loi et que lorsque l’on se lance dans la vente de son bien, il est indispensable de se renseigner et de s’instruire un minimum.
Lors d’une récente chasse, le professionnel qui nous fait visiter le magnifique petit appartement que nous avons dégoté refuse de répondre à la question : avez-vous déjà eu des offres ? Devons-nous en déduire qu’il n’a pas ENCORE reçu une offre au prix ? Nous lui répliquons que cet appartement correspondant parfaitement aux critères de recherche, nous faisons une offre au prix, bien rédigée, avec le détail d’un financement validé par le courtier. Tout professionnel qui se respecte et nous respecte au passage, devrait alors recevoir l’offre et nous remercier de l’intérêt que nous portons au bien de son client, car en faisant une offre au prix, conformément à l’article 1583 du Code Civil : « La vente est parfaite entre les parties, et la propriété est acquise de droit à l’acheteur à l’égard du vendeur, dès qu’on est convenu de la chose et du prix, quoique la chose n’ait pas encore été livré ni le prix payé. ».
Le professionnel nous dit prendre l’offre, qu’il va également la transmettre avec les autres aux propriétaires et nous accorde de prendre vite fait quelques photos car il a encore d’autres visites dans l’après-midi et le lendemain également.
Compte tenu du ton péremptoire de notre interlocuteur, nous repartons, ma cliente et moi-même pétries de doutes quant à la santé mentale de cet homme, mais également sur l’intérêt qu’il va bien pouvoir tirer de faire d’autres visites étant donné que la loi l’oblige à accepter notre offre à moins d’en avoir reçu une plus tôt dans la matinée. Auquel cas, il aurait dû nous dire dès le début, qu’il faisait la visite par courtoisie n’ayant pu nous prévenir à temps, mais que l’article 1583 du Code Civil l’empêchait d’accepter une autre offre.
Peut-être ne connaît-il pas la loi ?

Respecter la loi française

Ma cliente en sortant de cette épreuve, me dit : « J’espère que personne ne proposera une somme supérieure au prix, peut-être aurions-nous dû monter de 5000€ au-dessus du prix. »
Manquant de m’étouffer, je lui explique que ceci est STRICTEMENT INTERDIT, que cela s’apparenterait à de la vente aux enchères !
«Oui, mais j’ai des amis qui…» En effet, des clients aussi m’ont raconté leur déboire. Ils sont un certain nombre à s’être vu souffler le bien qu’ils convoitaient parce que le vendeur – un particulier – a accepté une surenchère, soit parce qu’il pensait qu’il en avait le droit, soit parce qu’il n’avait aucun scrupule à prendre des libertés avec la loi. Un professionnel ne s’y risquerait pas, car c’est l’exercice de son métier qu’il risquerait de perdre. Mais un particulier se dit qu’il y a peu de risques que l’acquéreur floué porte plainte et demande la vente forcée.
Accompagné par un professionnel nos clients sont forcément protégés de ce genre de pratique. En effet, il nous suffit généralement d’expliquer sereinement ce qu’impose une offre au prix et un prix de vente affiché pour ne jamais avoir de problème.
Notre offre a bien été acceptée, peut-être l’agent avait-il juste envie de plonger ma cliente dans l’angoisse et le doute, la torturer un peu, juste pour le plaisir ? Petit coquin, va !

En clair, se faire seconder par un professionnel vous évite ce type de déboire. Alors dans le cas d’un achat de bien immobilier, pensez à vous faire accompagner par Chasseur and Co.